La parentalité positive et l’éducation bienveillante :

Education bienveillante, parentalité et psychologie positive sur le blog Castor by Miwili

La parentalité positive et l’éducation bienveillante : deux concepts largement exploités depuis quelques années, que ce soit sur internet ou sur les étals des librairies. Ce nouveau courant, dont la vocation est d’élever autrement son enfant, s’inscrit dans un mouvement plus large : la psychologie positive, ou la méthode centrée sur la santé et le bien-être.

Qu’est-ce que l’éducation bienveillante ?

Catherine Gueguen, pédiatre, spécialiste dans le soutien à la parentalité et auteure du livre Vivre heureux avec son enfant, nous donne une définition de la bienveillance : « être bienveillant, c’est porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien et en y veillant ».

Né aux États-Unis, ce nouveau mode d’éducation, efficace pour certains, laxiste pour d’autres, s’installe depuis peu dans le paysage français. Il obtient un énorme succès, notamment du côté des librairies avec les célèbres ouvrages d’Isabelle Filliozat, psychothérapeute et auteure de J’ai tout essayé, et de Catherine Gueguen. Des ateliers de « discipline positive » sont d’ailleurs organisés aux quatre coins de la France, signe d’un fort engouement pour cette approche résolument moderne.

Alors qu’elle cherche à faire définitivement ses preuves, des études soulignent depuis peu qu’une attitude bienveillante et positive aurait un effet sur le bon développement du cerveau d’un enfant. À l’inverse, les punitions et les menaces répétitives seraient nocives à sa maturation.

Le principe de base de la psychologie positive :

L’idée de départ est qu’il ne faut pas punir et récompenser un enfant. S’il dépasse les limites qui lui ont été fixées, il faut lui expliquer pourquoi son comportement est déplaisant, et cela par l’emploi du « je ».

Évoquer son mécontentement avec le pronom personnel sujet « je » à l’inverse du traditionnel « tu » sert à exprimer respectueusement son trouble et être responsable de ses émotions. Lors d’un conflit, le « je » permet d’attribuer les choses et ne fait plus porter à l’autre, en l’occurrence l’enfant, la seule responsabilité d’un problème.

Les conseils pour éduquer « dans la bienveillance » :

De nombreux parents choisissent d’éduquer leur enfant dans la bienveillance. Cependant, le faire demande un travail préalable sur soi-même. Il est important, voire essentiel, de répondre à un certain nombre de besoins propres avant de s’occuper de l’enfant.

L’éducation bienveillante n’est pas de tout repos pour les parents : elle nécessite, par exemple, l’apprentissage d’un nouveau mode de langage. Aussi, il faudra faire preuve de recul sur une situation donnée afin d’agir autrement, sans reflexe ou anciens mécanismes. Comme toute nouvelle chose, éduquer dans la bienveillance s’acquiert avec le temps et demande des efforts.

Vous pouvez visualiser la liste des outils de parentalité positive et bienveillante sur le blog des supers parents : lien.

Un changement sociétal en adéquation avec la vision de célèbres pédagogues :

Ce nouvel art de vivre correspond bien aux modes d’éducation « alternatifs » en vogue, à l’image des écoles Freinet et Montessori qui prônent une pédagogie fondée sur la bienveillance, l’empathie et l’encouragement de l’enfant.

Finalement, dans l’idée d’une éducation bienveillante, il est bien question d’élever son enfant dans la joie et la bonne humeur, mais aussi de le rendre heureux par la valorisation de sa personne.